Dépistage par utilisation de pièges collants

Dépistage par utilisation de pièges collants

Seul, ou en alternance avec la détection par écorçage de branches, l’utilisation de pièges collants donnera généralement de très bons résultats pour la détection précoce et pour la surveillance de la densité des populations. Cette méthode est très utilisée pour la détection de l’ADF autant par les gestionnaires de forêts urbaines que par les inspecteurs de l’ACIA.

Un piège est constitué d’un prisme triangulaire fait de de polypropylène alvéolaire (coroplast) de couleur vert clair. Il mesure environ 60 cm de hauteur et 30 cm de largeur et est enduit d’une couche de colle à l’extérieur. L’intérieur du prisme est vide et maintenue ouvert par un support métallique auquel est attaché une languette appâtée avec un attractif pour l’ADF, le Z-3-hexanol. Une phéromone, le lactone, peut aussi être ajouté à l’hexanol. La couleur verte est utilisée parce qu’elle simule les couleurs produites par les feuilles des arbres, vers lesquelles l’ADF se dirige pour s’alimenter. Le pourpre, préconisé aux États-Unis, simule la couleur du tronc. La substance chimique utilisée imite les substances volatiles émises par des feuilles. Les adultes attirés par la couleur et l’odeur du piège vont ainsi être capturés en se collant sur les parois du piège.

Les pièges doivent être installés à une hauteur minimale de 5 à 6 mètres, exposés au sud, vers la fin du printemps, soit avant le 1er juin. Les frênes, isolés ou en petits groupes, et localisés en milieux ouverts, sont à prioriser pour l’installation des pièges puisqu’ils sont reconnus comme étant à haut risque d’être infectés dans ces conditions. Un espacement maximal de 3 km entre chaque piège serait idéal. De plus, les frênes d’au moins 20.3 cm (8 pouces) de diamètre sont de très bons candidats puisque les arbres de plus gros calibre sont reconnus comme ayant un pouvoir attractif plus grand pour l’ADF. Il est recommandé d’apposer une fiche descriptive sur les arbres portant les pièges dans le but d’expliquer l’enquête en cours et ainsi sensibiliser la population à la problématique de l’ADF.

Il faudra faire au moins une visite au courant de l’été (vers le 15 juillet) pour s’assurer qu’aucun débris n’obstrue le piège et pour y collecter tous les buprestidés (insectes de la famille de l’ADF) capturés depuis la pose du piège. Des correctifs pourront alors être réalisés (ex. réappliquer de la colle, nettoyage). La collecte de ces pièges devra être réalisée à la fin de l’été, avant le 31 août. Les spécimens suspectés d’être l’ADF seront déposés dans des fioles remplies d’éthanol 70% et seront conservés au réfrigérateur.

Pour obtenir la version la plus récente du protocole de dépistage de l’agrile du frêne, veuillez contacter Lucie Gagné de l’ACIA : lucie.gagne@inspection.gc.ca

D’autres types de pièges sont disponibles sur le marché tels que ceux du type Lindgren et donnent eux aussi d’excellents résultats. Leur utilisation pourrait aussi être envisagée selon les buts et objectifs visés.

Figure 3

Figure 1 – © Ville de Montréal

Piège collant accroché dans la cime d’un frêne en zone urbaine.

Figure 4

Figure 2 – © ACIA

Piège collant typique avec son support métallique résistant et sa languette appâtée fixée au centre des parois collantes.

 

…RETOURNER AUX MÉTHODES DE DÉPISTAGE

Les commentaires sont clos.